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Edmond Bille (1878-1959)

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Edmond BilleFamille

Edmond Bille naît le 24 janvier 1878 à Valangin (canton de Neuchâtel, CH).

Il passe une partie de son enfance à Dombresson, avant de s’inscrire à 16 ans à l’école des Beaux-arts de Genève (1895-1897), où il est l’élève doué de Menn, Bodmer et Hugues Bovy.

 

Formation

Il perfectionne sa formation artistique à Paris, notamment à l'Ecole nationale des arts décoratifs et à l'Académie Julian.

En 1899, il travaille à Neuchâtel dans l'atelier du peintre Heaton.

C’est cette année-là, à 21 ans, que son destin va basculer avec la découverte du village de Chandolin, dans le Val d’Anniviers: grand admirateur d'Hodler et de Segantini, il sera d'abord peintre de chevalet et chantre du Valais central, qu'il représentera avec ses gens et ses paysages, de la plaine à la haute montagne.

 

Carrière

En 1901, Edmond Bille est reçu membre de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses (SPSAS).

 

Dès 1904, le Valais devient son pays d’élection alors qu'il épouse Elisa Mayor de Clarens. L'artiste se construit une somptueuse demeure (un atelier-château) à Sierre où il sera conseiller communal, ainsi qu’un chalet à Chandolin.

 

En 1911, sa femme décède. Il se remarie en 1912 avec Catherine Tapparel dont il a trois enfants.

 

Pendant la Première Guerre Mondiale, notre artiste produit une grande activité. Il s’engage civiquement à travers des publications critiques sur la politique suisse.

 

Par exemple il publie Au pays de Tells, un volume de dessins satiriques (1915); puis il lance avec d'autres une revue satirique et pacifiste, l'Arbalète (1916-1917).

 

Dans sa résidence sierroise, il reçoit même des personnalités françaises opposées à la guerre.

 

Gravure et vitrail

De 1935 à 1942, il réside au Portugal.

Durant cette période de l’entre-deux-guerres, Edmond Bille met son activité de peintre de chevalet en veilleuse, se lançant dans la technique de la gravure et s’adonnant à la pratique du vitrail.

 

En verrier de talent, il réalise plus de cent cinquante vitraux de Lausanne à Fully.

A Lausanne, par exemple, il crée les vitraux du déambulatoire de la cathédrale.

 

A l'âge de 71 ans, Bille réalise dans le temple de Saint-Blaise six vitraux lors de la deuxième restauration du bâtiment en 1949. Ces vitraux sont remarquables et ennoblissent le temple autant par leur élévation religieuse que par leur qualité artistique.

 

Télécharger le PDF présentation complète des vitraux du Temple de St-Blaise (120 pages)

 

A cette époque, son œuvre de peintre est exposée dans les plus importantes expositions de son temps, aussi bien dans les grands rendez-vous internationaux (Pittsburgh, Venise, Munich) que nationaux.

 

Renommée

Enfin, Edmond Bille décède à Sierre le 8 mars 1959, à l'âge de 81 ans.

Du vitrail au timbre-poste, d’innombrables créations graphiques ont fait de lui un représentant majeur de l’art décoratif suisse et de la scène culturelle suisse romande dans la première moitié du 20e siècle.

 

Sa dimension universelle se voit à son pedigree: il est peintre de genre et paysagiste; il utilise diverses techniques telles que la gouache, l'aquarelle, la mosaïque et la gravure; faiseur d'estampes, affichiste et illustrateur (Ramuz, Gonzague de Reynold); verrier (vitraux et décors monumentaux à Sierre, Martigny, Fully, Chamoson, Saint-Maurice, Lausanne, Saint-Blaise), art-décorateur (art décoratif), critique d'art (parfois sous le pseudonyme de Pierre Bertol); politicien radical puis socialiste en Valais; écrivain - il écrit six ouvrages autobiographiques dont un roman; journaliste, il tient des chroniques dans la presse et prend part aux débats sur le pacifisme (revue L'Arbalète) et sur la modernité.

 

Edmond Bille a participé à plus de 250 expositions au cours de sa vie et continue encore d'être exposé aujourd'hui. 

 

 

 

(Léo-) Paul Robert (1851-1923)

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(Léo-) Paul RobertFamille

(Léo-) Paul Robert né en 1851 était fils du peintre (Léopold) Aurèle et neveu de (Louis) Léopold Robert. Ce dernier était un graveur et peintre neuchâtelois de renommée européenne, dont on peut voir des tableaux notamment au musée d'art de la Chaux-de-Fonds en Suisse.

 

Formation

(Léo-) Paul Robert a grandi à Bienne. Après des études au collège secondaire de Neuchâtel, il a fait l'Académie des Beaux-Arts à Munich. Puis, il a entrepris des voyages artistiques en Italie et à Paris où il a gagné une médaille pour son fameux tableau des "Zéphyrs d'un beau soir" (visible au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel) et encore une médaille d'argent en 1882 lors de l'Exposition universelle de Paris — Exposition pour laquelle on construisait la Tour Eiffel, là sous ses yeux !

 

Crise

En 1883, Paul Robert est tombé malade et a traversé une crise d'inspiration profonde: comment peindre? et pourquoi peindre? Ces questions le tarabustaient.

Quand, ensuite, on lui a demandé de décorer la cage d'escalier du Musée des Beaux-Arts à Neuchâtel, il s'est remis aux pinceaux pour cette œuvre monumentale.

C'est dans cette période,en 1890, pendant la première restauration du temple de Saint-Blaise, qu'il a dessiné le carton du vitrail qui se trouve dans son choeur. (Télécharger le PDF de la présentation complète des vitraux du Temple de St-Blaise (120 pages))

 

Carrière

En 1891 il devint membre de la commission fédérale des Beaux-Arts avec Albert Anker. Il réalisa encore beaucoup d'œuvres dont une qui lui valut la médaille d'or du Salon international de Berlin (1896).

Il s'attacha aussi à des travaux de naturaliste, peignant 400 aquarelles de chenilles et plus de 400 aquarelles d'oiseaux mondialement reconnues! [1]

 

En 1915, il quitta Bienne pour s'installer à Orvin.

Il décéda en 1923, âgé de 72 ans.

Dix enfants sont nés de son mariage, dont trois qui devinrent peintres[2] comme lui et laissèrent des œuvres partout.

Paul Robert est donc une célébrité et fut un artiste chrétien complet, un des peintres suisses les plus importants de sa génération.

 

Inspiration

Sa motivation essentielle était la recherche d'un art religieux: "Je sens qu'il faut un miracle, une intervention divine pour inspirer la peinture; Dieu lui-même doit nous faire voir nos tableaux, à nous peintres."



[1] Visibles à la Fondation Neuhaus à Bienne, Musée Robert Flore et Faune.

[2] Théophile (auteur des fresques de l'église catholique de Saint-Blaise), Philippe (auteur des illustrations allégoriques "Temps et Eternité" dans la salle d'attente de la gare de Bienne) et Paul-André.

 

 

 

Les vitraux du Temple de St-Blaise

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vitraux-temple-st-blaiseLe temple de St-Blaise a 500 ans en 2016 et son plus ancien vitrail en place n'est vieux que de 126 ans, tandis que le plus jeune a 64 ans…

 

Certes, il existe heureusement encore, à l'abri au Musée d'Art et d'Histoire de Neuchâtel, un vitrail du temple qui a le même âge vénérable (15-16e s.) que le temple.

 

Télécharger le PDF de la présentation complète des vitraux du Temple de St-Blaise (120 pages)

 

 

 

Des vitraux méconnus

Mais il est certain que si, par exemple, la tour particulière de ce bâtiment est bien connue, le trésor de ses fenêtres l'est moins! Pourtant, ce sont neuf verrières magnifiques des peintres neuchâtelois célèbres (Léo-) Paul Robert et Edmond Bille surtout qui ornent cet édifice.

 

A ce propos, on pourrait dire que ce temple apparaît comme "une petite cathédrale de Lausanne", à cause de leurs trois points communs:

- les deux exposent le même (!) vitrail de Robert,

- les deux comptent sept vitraux signés ou corrigés par Bille,

- et les deux ont la particularité d'être flanqués d'une seule tour ou d'un seul beffroi!

 

Des toiles de la lumière

Venons-en précisément aux vitraux: que sont-ils, sinon une peinture sur la toile de la lumière? Cette lumière qui fait vibrer des couleurs, des histoires et des personnages qui seraient figés sans elle… Cette lumière qui habite un temple et qui lui donne une âme.

 

De plus, il faut rappeler d'un point de vue historique que c'est la seule bible que les citoyens qui ne savaient pas lire avaient sous les yeux pendant des siècles: la bible racontée et expliquée par les verrières, en plus des fresques!

 

Une illustration de la vie terrestre du Christ

Lathématique générale du cycle de vitraux proposé par Bille, l'auteur principal, consiste dans ce bâtiment en l'illustration de la vie terrestre du Christ,

a) autour de ses trois temps majeurs placés dans les baies les plus remarquables : naissance (transept), crucifixion (nef) et résurrection (milieu du chœur);

b) le reste reçoit des verrières liés au ministère du Christ : le baptême, le miracle lors de l'appel de ses disciples et une parabole (nef).

 

Présentation succintes des vitraux

Le sens théologique du cycle est cohérent, à lire dans le sens des aiguilles d'une montre :

- l'artiste devait commencer après le vitrail (1890) de Paul Robert qui existait déjà dans le chœur, lequel présente l'alliance de l'Ancien Testament (Moïse) puis l'alliance du Nouveau (l'apôtre Paul) comme "Bonne nouvelle".

C'est donc tout naturellement que Bille représente cette "Bonne nouvelle" par la Nativité (1950) juste après dans le transept, en premier.

- Il illustre ensuite la première étape de la mission du Christ : son baptême par Jean-Baptiste (1951).

- Puis, on voit Jésus appelant ses premiers disciples autour de la pêche miraculeuse (1951), formant ainsi son équipe pour le ministère.

- Après cela, il dessine à l'entrée à droite (narthex) une parabole; car Jésus n'a pas seulement commis des actes miraculeux, il a aussi prononcé des paroles qui parlent du salut : il s'agit de l'histoire du fils prodigue (1952).

- Le cycle continue (gauche de la nef) : Bille a corrigé le carton du petit vitrail de l'Agneau (1950) dessiné par Mlle Ev. Fels, lequel prépare

- son vitrail de la crucifixion (1950), dernière étape du salut,

- avant de terminer par la résurrection (1949), signe de la victoire du Christ au fond du chœur.

 

Ce cycle théologique est remarquable, absolument historique et chronologique.

 

 

 
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